Mais qu’on leur donne du FN

Et si les résultats de la dernière élection européenne positionnant le FN en première position des suffrages exprimés, n’était pas le résultat d’un désaveu de la gauche, mais la conséquence de la crise des sub-primes de 2008.

 Tandis que la panique saisit nos hommes politiques, les élites économiques, peuvent désormais constater l’aboutissement de leur logique menée à l’échelle européenne.

En effet, bien que les nationalistes s’opposent à une Europe de la finance, n’ en sont ils pas factuellement  sa conséquence ?

 La baisse tendancielle du taux de profit mène parfois  ou a pour conséquence une organisation injuste de la société générée artificiellement par des politiques économiques de pillage. Le nationalisme ethnique est il le résultat d’une dynamique libérale qui exclue de plus en plus ?

Dans cet écrit, nous verrons comment, une idéologie prétendument en faveur de la souveraineté populaire peut cimenter et justifier les inégalités, et injustices,créées par un ordre libéral.

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I) La souveraineté populaire
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Contrairement aux antifascistes primaires, qui pensent que combattre le fascisme se résume à agir comme dans le jeu vidéo Wolfestein, il est essentiel de mener une réflexion légitime sur les origines du nationalisme.

Petit retour en arrière:

En 1648, le traité de Westphalie établit le principe de souveraineté en Europe, résumé par la phrase latine  » cujus regio ejus religio », le traité de Westphalie stipule que chaque souverain est seul maitre de son territoire et que nul n’a le droit d’intervenir dans les affaires internes d’autrui.

traite-de-wesphalie-1648
Suite à cela, le principe de la souveraineté du souverain sera alors théorisé par Thomas Hobbes qui établit le Léviathan comme souverain suprême légitimé par les gouvernés.

Il faudra alors attendre les lumières pour établir l’idée de souveraineté du peuple, avec Jean Jacques Rousseau pour en arriver à l’idée d’un peuple souverain.

Les révolutions américaines puis Française permettron de concrétiser ce principe.

L’idée selon laquelle le peuple est le souverain », principe nouveau, sera pour Hegel la fin de l’Histoire, ou actualisation de la vie éthique, marqué par la première victoire d’une armée de citoyens face aux troupes prussiennes à Valmy.

Valmy Bataille_Jemmapes

La souveraineté populaire et tant qu’idée n’est donc pas un fantasme nazi, il est la conséquence des idées des lumières. Il sera d’ailleurs à juste titre le modèle des révolutions anti-impérialistes de la décolonisation( ex:  Gandhi était nationaliste).

Mais comment, de cette idée très légitime,  arrive-t-on aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale ?

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II) Quel peuple ? 

Si les idées des lumières affirment que le peuple est le seul souverain légitime, très vite, un questionnement sur la nature du peuple est mis sur la table.

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Tandis que les lumières avaient établi des caractéristiques purement civiques, comme principe d’appartenance au peuple, les mouvances nationalistes dans toute l’Europe vont alors essayer d’établir un principe unificateur sur les bases du language, puis de l’ethnicité et enfin la biologie.

Cette tentative de préciser où commence et où se termine le peuple sera alors la principale source de tension liée au courant nationaliste.

Comme durant la période de la démocratie athénienne, plus de deux millénaires avant, le statut de citoyen est restreint aux hommes.

Ainsi, les droits de l’homme excluent la femme ou l’esclave , qui par définition ne sont pas considérés comme humain (exp: les états- unis)

Enfin,mazzini père de l’Italie républicaine inventera le.peuple italien, celui-ci excluant les Austro-Hongrois qui dominaient l’Italie, afin d’unifier la nation.

Mais au gré de la croyance populaire dominate, le nationalisme aura pour nécessité d’exclure les minorités qui menacent  » la souveraineté nationale « .

En effet, si les royaumes d’Europe s’étaient constitués par la mise en place de règles communes et de souverains communs appliquées à des peuples très différents, tant par leur language que par leurs ethnies, les nationalistes vont baser le principe de l’unité sur des caractéristiques identitaires et non de règles communes. Difficile de définir le souverain si celui-ci est par nature très abstrait.

Tandis que Louis XIV était le roi des Bretons, des Basques, des Lorrains, qui ne parlaient pas le Français, mais bénéficiaient des memes lois, routes, ponts, taxes, monnaie, écoles. 

Les nationalistes ethniques choisissent des critères bien plus triviaux.

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Le nationalisme ethnique qui se base sur une délimitation du peuple souverain sur des critères autres que celui de la loi et des institutions, se trouve alors obligé d’exclure plutôt que de fédérer. Ce sera le cas tout au long du 19ème et du 20ème siècle.

Même si de telles limites ne signifient pas forcément les chambres à gaz, elles mèneront forcément à des déportations de minorités.

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III) Libéralisme et nationalisme 
 Les conditions  économiques sont facteur déterminant. Dans le cas de l’esclavage il est important de souligner que dans les états de.droit comme.les.usa,
L’inégalité ou même la.servitude ne peuvent être arbitraire. Le statut de citoyen est donc limité aux propriétaires terriens blancs. Jusqu’au.momment ou l’esclavage n’est plus nécessaire (notons que.l’exploitation le reste, et que pour constituer l’armé des bas salaires, une minorité ou plusieurs sont
Nécessaires, mexicains en Amérique ou nord africains en Europe).

Si la révolution industrielle avait permis d’invalider l’analyse de Thomas Malthus sur les revenus agricoles et la démographie, le capitalisme dans son incapacité à répartir équitablement les richesses, a généré artificiellement des situations de pénurie .

La rareté engendrant à guerre de tous contre tous entraine alors les peuples à penser dans le cadre d’un jeu à somme nulle.

Puisque pour gagner il faut que d’autres perdent, la restriction de la citoyenneté aux seuls bons éléments, permet, dans « esprit de certains, le salut de la nation et de rétablir la souveraineté populaire.

On comprend donc très vite comment la situation de crise précède la formation de nationalisme restrictif. « on ne peut pas nourrir tout le monde » donc il faut bien trouver des critères pour désolidariser ou exproprier.

Ainsi, si tout oppose nationalisme et libéralisme, l’un engendre l’autre.

La disette ne permet pas d’être généreux. Ainsi, dans ce jeu à somme nulle créée par le pillage capitaliste, les nationalistes établissent des critères restrictifs qui permettre de justifier l’abandon de solidarité. Au lieu de combattre les causes du déclassement social, les nationalistes ethniques s’y adaptent. Pourquoi exclure si on peut accroitre le gâteau ? il semble que la prospérité ne mène généralement pas à la restriction identitaire.

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IV) Progrès collectif 

Il est au lecteur de décider si la souveraineté populaire est tributaire d’un caractère ethnique, mais l’argument de la rareté engendrant le phénomène de restriction des critères définissant le peuple est un élément non négligeable dans cette analyse.

C’est bien suite à la crise économique et aux conditions d’austérité imposées par le traité de Versailles que la montée d’Hitler et de ses thèses a été rendue possible.

Si les 30 glorieuses forçaient la nécessité d’accroitre le nombre de Français par l’immigration, les 30 piteuses culminé par la crise des sub-primes et des dettes souveraines mène certains aux limites de leur générosité identitaire.

Ainsi, dans un jeu à somme nulle, engendré par le modèle économique actuel, chacun cherche à établir un narratif justifiant sa primauté sur les autres, et la légitimité d’avoir une plus grosse part du gâteau.

Mais comme nous l’avons expliqué plus haut, Malthus a eu tort. Nous ne vivons pas dans un monde à somme nulle car la rareté est essentiellement relative.

Il parait donc que le nationalisme ethnique, vers lequel tend le front national, ne s’inscrit pas en dehors de cet état de pillage des peuples à l’échelle européenne et planétaire, il en est la continuité.

Car si un peuple choisit de s’adapter à cette vision, il sera alors forcé d’exclure de plus en plus, et d’inventer des critères d’exclusion plus fantasques les uns que les autres. Cela signifie-t-il être souverain ou être esclave de la doctrine anglo-saxonne ? À vous d’y répondre.

Présentement, le nationalisme ethnique, principe justifiant la politique actuelle de l’état israélien, semble démontrer au monde que l’exclusion et la restriction du peuple à des critères trop restreint mêne, comme ce fut le cas en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, a des horreurs dépassant la descence humaine.

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Combattre de telles atrocités nécessite donc de penser grand et de considérer que les États sont le fait d’organisations politique comprenant des cultures et des individus différents qui souhaitent vivre ensemble.

La base de la souveraineté. N’est donc pas l’exclusion mais l’entente mutuelle et le progrès collectif.

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Brzezinski sur la crise syrienne (The National Interest)

 Je pense que le problème avec la Syrie sont les effets potentiellement déstabilisateurs et contagieux – à savoir la vulnérabilité de la Jordanie, du Liban, de la possibilité que l’Irak devienne partie prenante d’un conflit sectaire plus large entre sunnites et chiites, et qu’il pourrait y avoir une grande confrontation entre nous et les Iraniens. Je pense que les enjeux sont plus grands et la situation est beaucoup moins prévisible et certainement peu susceptible d’être limitée à la Syrie par la puissance américaine[…]Je crois pour ma part que c’est une solution qui à long terme se révélerait désastreuse pour Israël, parce que son corollaire, si cela devait arriver, serait l’élimination de l’influence américaine dans la région, Israël serait alors abandonné à son sort. Je ne pense pas que ce soit bon pour Israël, et, selon moi, et plus important encore, parce que je considère les choses du point de vue de l’intérêt national américain, que ce ne serait pas très bon pour nous.